Plat Publié le mercredi 3 mars 2010 à 15h04

Yann Porzier : "Je suis comme Lance Armstrong..."


Silencieux depuis plusieurs mois, l'homme de Lamorlaye décide aujourd'hui de sortir de sa réserve. S'il affiche sa volonté de calmer le jeu avec les institutions, l'homme a conservé le verbe haut qui a fait sa réputation. Son grand retour sur les champs de courses est pour bientôt...

Où en est votre situation professionnelle aujourd'hui ? Je suis toujours en stand-by, je ne connais pas encore la date exact de mon retour. Je suis passé devant la Commission Supérieure d'Appel de France Galop afin de récupérer une licence "normale". J'attends qu'elle lève les contraintes qui me sont imposées. Aujourd'hui, ils veulent encadrer ma pratique au niveau de la gestion, du personnel, des propriétaires qui pourront travailler avec moi... Ce n'est pas acceptable ! Ils peuvent procéder à autant de contrôles anti-dopage qu'ils le souhaitent, mais... non ! Soit on me rend ma licence, soit on ne me la rend pas, je ne veux pas d'une licence au rabais. Quand pensez-vous que la situation va se débloquer définitivement ? Je suis sûr de gagner et d'arriver à mes fins... mais je ne peux pas encore vous donner de date. Je voulais engager La Segnora, une jument qui a déjà fait de bonnes performances à Auteuil, le 9 mars à Enghien. Mais je sais maintenant que cela ne se fera pas. J'espère toujours revenir lors de la deuxième quinzaine de mars. Où en êtes-vous de votre situation judiciaire ? J'attends toujours la décision du juge d'instruction. Mais le dossier est vide : aucun fait n'a été prouvé. On n'a rien trouvé sur mes chevaux. On me reproche seulement d'avoir eu, dans ma pharmacie, du Sarapin, un médicament qui n'a pas eu d'Autorisation de Mise sur le Marché (AMM). Mais c'est plus de la faute de mon pharmacien, qui m'a vendu un médicament sans AMM, que de la mienne. Je suis innocent. Avez-vous le sentiment d'avoir été ciblé par les institutions du Galop ? Il fallait faire une "opération mains propres". J'avais du succès et je n'ai jamais eu la langue de bois... L'affaire était grotesque, mais elle a réussi à m'écoeurer. Mais aviez-vous des ennemis ? (silence)... Aujourd'hui, 80 à 90% des gens sont derrière moi, même ceux qui n'étaient pas mes amis. Les gens se sont fait leur opinion et se sont rendus compte que j'ai eu affaire à un mur. Et aujourd'hui, avec qui travaillez-vous ? J'ai vingt chevaux officiellement déclarés et sept personnes travaillent pour moi. De bons propriétaires me font confiance, mais je ne peux vous dire qui pour l'instant. Je suis prêt ! Vous savez, je suis tellement pressé que je ne suis plus pressé. (sic) Dans quel état d'esprit êtes-vous à la veille de ce retour ? Je suis comme Lance Armstrong avant son Tour de France 2009... Cela veut dire revanchard ? Vous en déduisez ce que vous voulez. Vous savez, je suis parti en gagnant. Ma dernière course, le 13 juin 2005, a été une victoire dans un Quinté+ avec Goetot et Christophe Soumillon. Pensez-vous déjà disposer de chevaux capables de gagner des Quinté+ ou des courses de Groupe ? J'ai de grands chevaux. J'ai de l'espoir. Jusqu'à 600€ offerts pour parier sur les courses hippiques !